Vous connaissez cette scène
Vous atterrissez à Alger. La famille vous accueille avec chaleur, avec bruit, avec amour et puis, à un moment dans une conversation, au marché, dans un regard quelqu'un dit quelque chose.
"Ah, le Français est là."
Pas méchamment et presque affectueusement mais le mot est posé. Vous êtes le Français même avec votre prénom algérien, votre arabe hésitant mais sincère, votre envie viscérale d'appartenir vous êtes de là-bas.
Puis vous rentrez en France et à un moment dans un formulaire, dans une conversation, dans un regard vous redevenez l'Algérien. Ou l'Arabe. Ou issu de la diversité.
Quelque chose qui dit : vous n'êtes pas tout à fait d'ici non plus.
Deux pays. Deux appartenances. Et parfois l'impression désagréable de n'être vraiment chez vous nulle part.
Ce sentiment a un nom et vous n'êtes pas seul
Ce que vous ressentez, des millions de personnes le ressentent.
Pas seulement les Algériens.
Tous les enfants de la diaspora, toutes les générations intermédiaires, tous ceux qui ont grandi entre deux langues, deux cuisines, deux calendriers de fêtes, deux façons de se saluer, deux définitions de ce que "réussir" veut dire.
Les psychologues appellent ça l'identité biculturelle. Les sociologues parlent de "troisième culture". Les poètes disent qu'on est "entre deux rives".
Ce qui est certain : ce sentiment d'être entre ni totalement de là-bas ni totalement d'ici est l'une des expériences les plus communes et les moins racontées de la diaspora algérienne.
Commune parce que des millions la vivent. Peu racontée parce qu'on ne sait pas toujours comment en parler sans sembler se plaindre, sans paraître ingrat, sans alimenter des débats identitaires qui finissent toujours mal.
Alors on la garde pour soi. On avance. On fait semblant que ça ne pose pas de question.
Ce qu'on vous a dit et ce qui était faux
On vous a dit, explicitement ou par sous-entendus, qu'il fallait choisir.
Choisir un pays. Choisir une langue principale. Choisir un camp dans les débats qui opposent "les Français" aux "Algériens" comme si vous n'étiez pas les deux à la fois. Choisir entre être fier de vos origines et être intégré dans votre pays de naissance comme si les deux étaient incompatibles.
Ce choix-là est un faux choix. Il a été imposé par des gens qui avaient intérêt à vous fragmenter plutôt qu'à vous voir entier.
La vérité, c'est que vous n'avez pas à choisir et que ne pas choisir n'est pas une faiblesse. C'est une position la position de quelqu'un qui a compris que la réalité est plus complexe que les cases qu'on vous propose.
Ce que la double appartenance produit vraiment
Voici ce que personne ne vous dit assez clairement.
Grandir entre deux cultures même quand c'est inconfortable, même quand ça crée des questions sans réponses simples développe des capacités que les monoculturelles n'ont pas.
La fluidité culturelle.
Vous savez lire une pièce. Vous détectez les codes implicites d'un environnement avant que les autres les aient conscientisés.
Vous adaptez votre registre formel ou informel, direct ou indirect, frontal ou en détour selon votre interlocuteur. C'est une intelligence sociale rare.
La tolérance à l'ambiguïté.
Vivre entre deux cultures, c'est apprendre très tôt à tenir des contradictions, à habiter des zones grises, à ne pas avoir besoin de certitudes absolues pour avancer.
Dans un monde professionnel de plus en plus complexe, c'est un atout considérable.
La double lecture des marchés.
Vous comprenez le marché français ses codes, ses attentes, ses mécanismes et vous comprenez le marché algérien sa culture de la négociation, ses réseaux informels, ses opportunités réelles.
Vous êtes, objectivement, mieux placé qu'un Français pur souche ou qu'un Algérien n'ayant jamais quitté le pays pour opérer dans les deux espaces.
La maîtrise des langues.
Le français. L'arabe dialectal. Parfois le berbère. Parfois l'anglais appris dans un système scolaire français. Des langues qui ouvrent des marchés, des relations, des opportunités.
La résilience.
Naviguer entre deux identités, c'est apprendre à se construire sans le filet d'une appartenance unique et évidente. Les gens qui ont dû se construire sans filet développent une solidité intérieure que ceux qui n'ont jamais eu à se poser ces questions n'ont tout simplement pas.
Ce que Cercle DZ a compris
Cercle DZ a été construit avec une conviction centrale : la double culture franco-algérienne n'est pas un problème à résoudre, c'est la matière première d'un réseau d'une puissance rare.
Des gens qui comprennent les deux marchés. Qui parlent les deux langues. Qui naviguent entre les deux cultures avec une aisance acquise à la dure. Qui peuvent construire des ponts des vrais, pas des métaphores entre la France et l'Algérie, entre l'Europe et l'Afrique du Nord, entre deux économies qui ont besoin l'une de l'autre.
C'est pour ça que les tables Cercle DZ ne sont pas des espaces de repli identitaire. Elles sont des espaces de construction où la double culture est un avantage assumé, pas une source de honte ou d'ambiguïté.
Vous n'avez pas à choisir entre la France et l'Algérie pour rejoindre Cercle DZ. Vous n'avez pas à prouver votre algérianité. Vous n'avez pas à expliquer votre parcours.
Vous venez tel que vous êtes entre deux rives et c'est exactement ce dont le réseau a besoin.
Une dernière chose
La prochaine fois que quelqu'un vous appelle le Français à Alger ou l'Algérien à Paris souriez.
Pas par résignation mais par conscience.
Vous êtes les deux et dans un monde qui a de plus en plus besoin de ponts, être les deux à la fois est l'une des positions les plus précieuses qui soit.
Il suffisait de quelqu'un pour vous le dire.
Maintenant vous le savez.
Plateforme app.cercle-dz.fr
Contact contact@cercle-dz.fr
Cercle DZ — La table qui rassemble la diaspora algérienne mondiale.
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Monia et Marc MAUCO
