"Je n'accepte pas qu'on me dise que c'est impossible" : Amine, l'athlète algérien qui court vers les JO 2028 depuis un studio de 10 m²

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"Je n'accepte pas qu'on me dise que c'est impossible" : Amine, l'athlète algérien qui court vers les JO 2028 depuis un studio de 10 m²

"Je n'accepte pas qu'on me dise que c'est impossible" : Amine, l'athlète algérien qui court vers les JO 2028 depuis un studio de 10 m²

En 2025, un athlète qui s'entraîne seul, sans coach, sans staff médical, dans un studio de 10 mètres carrés à Goussainville, a réalisé la meilleure performance mondiale de l'année sur 2000 mètres.

Son nom est Amine. Il est algérien. Il court pour l'Algérie. Et il refuse qu'on lui dise que c'est impossible.

Voici son histoire.

2008 : une course scolaire qui change tout

Tout commence par hasard, comme souvent dans les plus belles histoires sportives.

En 2008, Amine participe à une course scolaire en Algérie. Le coach Nabil Sami le remarque. Il lui dit qu'il a du potentiel. Pour la première fois, quelqu'un croit en lui sur une piste.

La suite est plus compliquée. Le stade est trop loin. La logistique est trop difficile. L'athlétisme s'arrête avant d'avoir vraiment commencé.

Mais la graine est plantée.

2012 : Taoufik Makhloufi et le déclic qui change une vie

Fin 2012, Amine regarde les Jeux Olympiques de Londres à la télévision.

Taoufik Makhloufi entre dans la finale du 1500 mètres. Il court. Il gagne. Il offre à l'Algérie sa première médaille d'or olympique en athlétisme depuis Noureddine Morceli et Hassiba Boulmerka.

Et il raconte son histoire. Une histoire de sacrifice, de difficulté, de foi.

Amine pleure devant son écran.

"Je me suis forgé une vision ce soir-là."

Il reprend l'athlétisme. Il quitte le domicile familial pour vivre en résidence universitaire, seul, afin de se rapprocher du stade. Sans confort, sans filet de sécurité, avec la seule certitude que quelque chose lui est possible s'il s'en donne les moyens.

Il a 21 ans. Sa trajectoire vient de basculer.

2017-2019 : la montée et le coup de massue

En 2017, Amine passe du niveau régional au niveau national en Algérie. Son chrono sur 800 mètres descend à 1'53. C'est une progression significative.

En 2018, une blessure et des problèmes logistiques le stoppent. Année blanche.

En 2019, il revient plus fort. Il court en 1'50 sur 800 mètres. Un niveau respectable à l'échelle internationale. Une vraie progression.

Mais 2019, c'est aussi l'année du coup le plus difficile.

Des entraîneurs algériens lui font comprendre qu'ils ne croient pas en lui. Qu'il y a trop d'athlètes meilleurs. Que sa place n'est pas là.

Amine garde ces mots. Pas pour les laisser le détruire. Pour les transformer en carburant.

"Je n'accepte pas qu'on me dise que c'est impossible."

Il décide de partir.

2020-2022 : la galère totale

Il arrive en France via l'Espagne avec un visa en règle. Il trouve un studio de 10 mètres carrés à Goussainville, dans le Val-d'Oise, pour 260 euros par mois.

10 mètres carrés. 260 euros. Seul.

Il jongle entre des petits boulots pour payer son loyer et ses frais de base, et des entraînements qu'il conduit seul, sans coach, sans préparateur physique, sans médecin du sport.

La pression familiale monte. Ses parents lui demandent d'arrêter, de rentrer, de trouver un travail stable. Il ne les a pas vus depuis cinq ans.

"C'est quelque chose qui me touche énormément."

2020 est difficile. 2021 est difficile. 2022 est une nouvelle année blanche.

Il y a des moments de désespoir. Il l'avoue avec une honnêteté qui demande du courage. Des pensées noires face à l'accumulation des échecs, de la précarité, de l'isolement.

Il ne cède pas.

"Je suis construit dans la difficulté, le sacrifice, les problèmes."

2023-2025 : les performances qui prouvent tout

En 2023, quelque chose se libère.

Amine court le 800 mètres en 1'47. Le 1500 mètres en 3'43. Des chronos de niveau international, réalisés sans coach, sans stage en altitude, sans structure, depuis un studio de 10 mètres carrés.

En 2024, il atteint 2'18"79 sur 1000 mètres. C'est la 30e ou 32e meilleure performance mondiale de l'année sur cette distance.

En 2025, il atteint son sommet. 5'03"71 sur 2000 mètres. Meilleure performance mondiale de l'année, à égalité avec un autre athlète. Dans le monde entier, sur cette distance, cette année-là, personne n'a couru plus vite.

3'35 sur 1500 mètres la même année.

Ces chiffres ne sont pas des approximations. Ce sont des chronométrages officiels. Réalisés par un athlète autodidacte qui s'entraîne seul, sans les outils que ses concurrents de niveau mondial utilisent quotidiennement.

2026 : la blessure et l'obstacle le plus dur

En 2026, le corps présente la facture du surentraînement réalisé sans encadrement médical suffisant.

Une lésion ischio-fessière bilatérale. Les deux jambes touchées simultanément. Une blessure grave pour un coureur de demi-fond.

L'IRM confirme ce qu'il redoutait. Le traitement préconisé est une injection PRP à l'INSEP. Coût : 360 euros.

360 euros pour un traitement qui peut sauver sa saison. Pour un athlète de niveau mondial qui réalise les meilleures performances de la planète sur sa distance. Dans un pays qui a produit Makhloufi, Morceli, Boulmerka.

"J'ai eu des pensées noires."

Il le dit. Il ne l'habille pas. La pression de cinq ans de sacrifice, l'éloignement de sa famille depuis cinq ans, la blessure au pire moment, les traitements qu'il ne peut pas financer : tout ça a pesé.

Et il est encore là.

Ce dont il a besoin pour aller aux JO 2028

Amine ne cache pas ses besoins. Il les expose avec une précision qui dit beaucoup sur son niveau de maturité et de sérieux.

Son budget annuel estimé pour atteindre ses objectifs est de 20 000 euros. Ce n'est pas un chiffre inventé. C'est la somme d'éléments précis.

Un staff médical, comprenant un médecin du sport, un kiné et un préparateur physique, représente environ 6 000 euros par an. Des stages en altitude, indispensables pour progresser sur les distances de demi-fond, ont un coût. Des déplacements pour participer aux compétitions nécessaires pour réaliser les minima coûtent. Des soins courants pour un athlète qui sollicite son corps à très haute intensité coûtent.

20 000 euros par an. C'est le budget annuel de formation d'un athlète de club amateur en France.

C'est ce qui sépare Amine de la médaille olympique.

Il a déjà reçu une aide ponctuelle : un avocat lui a versé 1 000 euros par mois pendant quatre mois. C'est tout.

Ses objectifs sont clairs et chiffrés.

Les Championnats du monde 2027 à Pékin : il vise un chrono entre 3'30 et 3'31 sur 1500 mètres pour atteindre les minima. Il en est à 3'35 actuellement, seul, sans altitude, sans staff.

Les Jeux Olympiques 2028 à Los Angeles : il vise une médaille sous les couleurs algériennes.

"Je ne pars pas aux JO pour participer. Je pars comme un chasseur."

Le refus de trahir : la décision la plus difficile

Il y a un moment dans la conversation avec Amine qui dit tout sur qui il est.

Des pays lui ont proposé de changer de nationalité sportive pour les représenter. Il cite l'Arabie Saoudite. Il y en a eu d'autres.

Ces propositions ne venaient pas avec des conditions humiliantes. Elles venaient avec des moyens, un staff, une structure, une chance réelle de carrière internationale encadrée.

Il a refusé.

"Si je bats avec l'Algérie, je gagne les Jeux Olympiques. Si je bats avec un autre pays, je ne peux pas gagner. Parce que je n'ai pas la rage."

Cette phrase est peut-être la plus importante de cet article. Elle dit que pour Amine, la performance sportive n'est pas séparable de ce qui l'anime. Et ce qui l'anime, c'est l'Algérie. Le drapeau. Les gens. L'histoire.

Il ne mélange pas son amour pour son pays avec ses déceptions vis-à-vis d'un système. Il sépare les deux avec une clarté impressionnante.

"Il ne faut pas mélanger le pays avec les problèmes."

Ce que son histoire dit à la diaspora algérienne

Amine n'est pas une exception dans la diaspora algérienne. Il est une représentation de ce que des milliers de membres de cette communauté portent : une ambition exceptionnelle, une résilience construite dans l'adversité, et un manque structurel d'interlocuteurs et de soutien organisé.

Ce qui lui manque n'est pas le talent. Ni la discipline. Ni la vision. Ce qui lui manque, c'est ce que Taoufik Makhloufi avait et que lui n'a pas encore : un cercle de la réussite autour de lui.

Un coach. Un médecin. Un manager. Un réseau de partenaires qui "vivent l'histoire" avec lui.

C'est exactement ce que Cercle DZ cherche à construire pour les membres de la diaspora qui portent des projets de cette envergure. Pas en remplaçant les professionnels et les institutions qui ont vocation à soutenir l'athlétisme algérien. En créant les connexions qui permettent à un talent comme Amine de trouver les partenaires, les soutiens et les ressources qui lui manquent.

Si vous êtes médecin du sport, préparateur physique, investisseur, sponsor, ou simplement quelqu'un qui veut soutenir un athlète algérien de haut niveau dans sa course vers les JO 2028, le forum Cercle DZ est l'endroit pour le faire savoir.

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Sa philosophie, en trois principes

Amine a traversé suffisamment d'épreuves pour distiller ce qu'il a appris en quelques convictions claires.

La discipline prime sur la motivation. La motivation est un état émotionnel qui fluctue. La discipline est une décision quotidienne qui ne dépend pas de comment on se sent le matin. C'est la discipline qui a fait que, même dans les pires moments de 2020 à 2022, il continuait à s'entraîner.

On crée ses propres opportunités. Personne ne viendra vous chercher. Personne ne vous ouvrira la porte. Vous devez créer les conditions de votre succès vous-même, avec les moyens que vous avez, en attendant que des soutiens rejoignent votre aventure.

La réussite individuelle au service du collectif. Amine ne court pas pour lui. Il court pour remonter le drapeau algérien. Pour montrer aux jeunes de la diaspora qui galèrent que le sacrifice et la foi peuvent mener au sommet. Sa médaille, si elle vient, sera celle de toute une communauté.

Amine est l'un des meilleurs demi-fondeurs algériens en activité. Il a réalisé la meilleure performance mondiale de l'année 2025 sur 2000 mètres. Il s'entraîne seul, sans coach, depuis un studio de 10 mètres carrés en France. Il a refusé de représenter d'autres pays. Il vise les Mondiaux 2027 et une médaille olympique en 2028 sous les couleurs algériennes.

Il a besoin d'un staff médical, de stages en altitude, et de 20 000 euros par an pour concrétiser un potentiel qui est déjà là, documenté dans les chronométrages officiels.

Si son histoire vous touche. Si vous voulez faire partie de cette aventure. Si vous avez les compétences ou les ressources pour l'aider à franchir le cap qui sépare la performance mondiale de la médaille olympique.

Rejoignez Cercle DZ. Et faites-le savoir.

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Article rédigé par la rédaction Cercle DZ · Juillet 2026

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