On parle souvent de la diaspora algérienne comme d’une force énorme mais dispersée, plus de 4,7 millions de personnes en France, des profils brillants partout, mais peu de lieux où se rencontrer vraiment. Comme beaucoup, j’ai passé des années dans des groupes WhatsApp, des salons Telegram, des événements “réseau” où l’on repart avec quelques cartes de visite, mais sans relation solide.
À force d’observer les mêmes scènes, une idée s’est imposée : il manquait une vraie plateforme de networking affinitaire, pensée par et pour les DZ, avec un seul objectif clair : transformer notre potentiel collectif en rencontres utiles et régulières. C’est de ce constat qu’est née Cercle DZ, la première plateforme qui organise des Tables DZ de 4 à 6 personnes triées sur le volet, dans des restaurants algériens, à Paris et demain dans toutes les villes où la diaspora est présente.

Le constat : une diaspora forte, mais un réseau éclaté
Quand on regarde les chiffres, la diaspora algérienne en France pèse lourd : millions de personnes, des entrepreneurs, des cadres, des freelances, des étudiants, des artistes, des investisseurs. Pourtant, au quotidien, chacun avance souvent de son côté, avec son petit réseau personnel, son groupe WhatsApp, son cercle d’amis.
On a des communautés très actives en ligne, des associations engagées, des groupes Facebook qui comptent des dizaines de milliers de membres… mais très peu de ponts structurés entre tout ça. Résultat : beaucoup d’énergie, peu de coordination, et énormément d’opportunités qui se perdent en route.
Pour moi, c’était paradoxal de voir autant de talents DZ à Paris, Lyon, Marseille ou Lille, et si peu de formats qui permettent de vraiment se rencontrer, travailler ensemble, investir, se recommander. On se croisait, mais on ne construisait pas un réseau durable.
Les limites des groupes et des événements “classiques”
Comme tout le monde, j’ai essayé les solutions existantes : les grands groupes WhatsApp “business DZ”, les salons Discord, les groupes LinkedIn, les meetups improvisés. Le problème n’était pas la bonne volonté, mais la structure. Des groupes à 10 000 membres, 300 messages par jour, zéro filtre : tu passes ton temps à scroller et tu ne sais pas qui est vraiment fait pour toi. Les événements “one shot” posaient un autre problème : tu rencontres beaucoup de monde en une soirée, mais tu n’as pas le temps de creuser, ni la garantie de revoir les personnes avec qui le courant est bien passé.
Je me suis rendu compte que nous avions besoin de moins de bruit et plus de qualité. Moins de contacts, plus de relations. Moins de “réseau au hasard”, plus de rencontres affinitaires : par centres d’intérêt, objectifs, secteurs, envies de contribution.
L’idée : des petites tables, dans nos restaurants, avec un vrai matching
La question est alors devenue simple : à quoi ressemblerait un réseau pensé à 100% pour la diaspora algérienne ? La réponse que j’ai trouvée tient en trois piliers :
Des petites tables de 4 à 6 personnes, pour que chacun ait le temps de parler, d’écouter, de creuser.
Des restaurants algériens (à Paris 11e d’abord, puis dans d’autres arrondissements et villes) comme lieux d’ancrage, parce que nos adresses DZ sont des lieux de confiance, d’identité, de chaleur.
Un matching affinitaire qui prend en compte les centres d’intérêt, les objectifs, les secteurs, les langues, pour créer des tables cohérentes : pas de hasard, pas de “on verra bien qui vient”.
C’est ce concept qui est devenu les Tables DZ : des déjeuners et dîners où chaque personne assise autour de la table comprend pourquoi elle est là, et ce qu’elle peut apporter aux autres.
Concevoir une plateforme de networking affinitaire, pas un “site vitrine”
Très vite, j’ai compris qu’un simple groupe ou un simple formulaire d’inscription ne suffiraient pas. Il fallait une vraie plateforme : un endroit où la diaspora peut créer son profil, être matchée automatiquement, recevoir ses invitations de tables, payer sa réservation, et retrouver les personnes rencontrées.
Cercle DZ est donc née comme une infrastructure plutôt qu’une simple communauté :
un profil détaillé où tu indiques ton parcours, tes objectifs (business, carrière, projets), tes secteurs de prédilection ;
un algorithme qui donne plus de poids à ce qui compte vraiment (centres d’intérêt, objectifs, secteurs) qu’aux simples titres de poste ;
un calendrier de Tables DZ dans des restaurants partenaires sélectionnés (Paris 11e au début, puis d’autres quartiers et d’autres villes) ;
un système de membership pour pérenniser les rencontres dans le temps, pas seulement un “coup de chance” une fois.
L’objectif n’est pas de “faire du digital pour faire du digital”, mais d’utiliser le numérique pour orchestrer des rencontres réelles, régulières, dans les lieux qui nous ressemblent.
Pourquoi c’est une plateforme “affinitaire” avant tout
Le mot “affinitaire” n’est pas un buzzword. Il reflète une conviction : un DZ entrepreneur de 25 ans à Lyon qui veut lancer une startup n’a pas les mêmes besoins qu’un cadre de 45 ans à Paris qui réfléchit à investir en Algérie, même s’ils partagent la même culture. Si tu les mets à la même table sans réfléchir, tu crées parfois de la frustration. Si, au contraire, tu matches des profils qui ont des objectifs compatibles, tu crées des déclics.
L’algorithme de Cercle DZ prend en compte :
ce que tu cherches (clients, partenaires, emploi, inspiration, mentors, co‑investisseurs) ;
ce que tu peux offrir (expertise, réseau, capital, expérience) ;
ton secteur (tech, immobilier, food, associatif, créatif, etc.) ;
ta langue de confort (français, arabe, kabyle, anglais…).
Ce n’est qu’un début, mais ça change déjà radicalement la qualité des rencontres. Ce n’est plus “on verra qui vient”, c’est “tu es assis avec des personnes qui peuvent réellement te faire avancer – et inversement”.
Pourquoi les restaurants algériens sont au cœur du modèle
J’aurais pu choisir des salles de coworking, des hôtels, des espaces impersonnels. J’ai choisi les restaurants algériens pour une raison simple : ce sont des lieux où la diaspora se sent chez elle. On y parle fort, on y rit, on y partage un tajine, une chorba, un bon café. Le cadre facilite la confiance, et donc la qualité des échanges.
En plus, associer les restaurateurs au projet, c’est créer une chaîne de valeur gagnant‑gagnant : ils accueillent des tables régulières, reçoivent une clientèle fidèle et qualitative, et deviennent eux-mêmes des “hubs” de la diaspora. La plateforme ne profite pas seulement aux membres, mais aussi à l’écosystème DZ autour : restos, assos, talents, projets d’investissement.
Mon ambition pour la diaspora : de Paris au reste du monde
Aujourd’hui, Cercle DZ commence à Paris, avec des Tables DZ dans des restaurants partenaires, des premiers membres, des premiers matchs affinitaire. Demain, l’ambition est claire : étendre le modèle là où il y a une diaspora algérienne structurée – Lyon, Marseille, Lille, Bruxelles, Genève, Montréal, Montréal, et bien sûr Alger pour les ponts retour.
L’idée n’est pas de créer “un club de plus”, mais une plateforme que chaque ville peut s’approprier : avec ses restaurants DZ, ses talents locaux, ses projets, tout en restant connectée à un réseau global. Les DZ de France, du Canada, de Suède ou d’ailleurs doivent pouvoir se retrouver autour de la même table, physiquement ou en ligne, avec un minimum de friction.
Cercle DZ est né d’une frustration simple : voir une diaspora incroyablement riche en talents, mais trop peu structurée pour peser à la hauteur de ce qu’elle vaut réellement. La première plateforme de networking affinitaire pour la diaspora algérienne n’est pas une fin en soi ; c’est un outil, au service d’une idée plus grande : permettre à chaque DZ de ne plus avancer seul, et à toute la communauté de se renforcer ensemble.
Si tu es DZ en France (ou ailleurs), que tu veux rencontrer des personnes qui te ressemblent et t’ouvrent des portes, les Tables DZ sont faites pour toi.
👉 Découvre la plateforme et réserve ta prochaine Table DZ ici : www.cercle-dz.fr, rubrique “Rejoindre une table DZ”.