Marc Mauco : comment j'ai imaginé Cercle DZ, la plateforme de networking de la diaspora DZ

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Marc Mauco : comment j'ai imaginé Cercle DZ, la plateforme de networking de la diaspora DZ

Je ne suis pas algérien. Et pourtant.

Je m'appelle Marc Mauco. Je suis français.

Mais une partie de mon identité une partie importante, fondatrice, permanente est algérienne.

Pas par le sang.

Par le choix.

Par l'amour.

Par les enfants que j'ai.

Par les repas que j'ai partagés.

Par les familles que j'ai connues.

Par les histoires que j'ai entendues.

Par les voyages que j'ai faits de l'autre côté de la Méditerranée et qui m'ont laissé quelque chose que je ne suis pas capable de nommer précisément mais que je reconnaîtrais n'importe où.

J'ai des enfants binationaux. Franco-algériens. Qui portent les deux cultures dans leur prénom, dans leur famille, dans leur manière de voir le monde. Et c'est peut-être ça, plus que tout, qui m'a poussé à créer Cercle DZ.

Je voulais que le monde dans lequel mes enfants grandissent soit un monde où être algérien ou moitié algérien, ou quart algérien, ou simplement connecté à cette culture soit une force visible, reconnue, célébrée. Pas une identité qu'on cache, qu'on minimise, qu'on range dans un tiroir pour être plus facilement intégrable.

Voilà d'où vient Cercle DZ. Pas d'une étude de marché. D'un amour.

Partie 1 — Ce que j'observe de la diaspora algérienne

J'ai passé quinze ans dans la restauration. En France d'abord dans des environnements professionnels exigeants qui m'ont appris à lire une salle, à sentir une cuisine, à comprendre ce qui fait qu'un établissement tient ou ne tient pas. Puis dans le Pacifique Sud une expérience rare qui m'a donné une perspective que je n'aurais pas eu autrement sur ce que "communauté" veut dire quand on est loin de chez soi.

En 2011, j'ai quitté. Épuisé par un système que je décrivais alors comme "du racket par l'État" une formule un peu brutale pour dire quelque chose de réel : j'avais l'impression que tout était fait pour décourager ceux qui construisent, et que l'énergie que je mettais dans mon travail était absorbée par des contraintes qui ne servaient personne.

Mais la restauration ne m'a jamais vraiment quitté. Et l'Algérie encore moins.

Parce que dans mon parcours de restaurateur, dans mes voyages, dans ma vie personnelle j'ai rencontré des dizaines, puis des centaines de membres de la diaspora algérienne. Des gens extraordinaires. Des médecins, des ingénieurs, des avocats, des entrepreneurs, des artistes, des chercheurs, des restaurateurs.

Et j'ai observé quelque chose qui me fascinait et m'attristait à la fois.

Ces gens étaient puissants individuellement. Et invisibles collectivement.

Un médecin algérien de Paris qui ne connaît pas l'ingénieur algérien de Lyon qui ne connaît pas l'entrepreneur algérien de Dubaï qui ne connaît pas l'avocat algérien de Montréal alors que chacun d'eux cherche exactement ce que l'autre a.

Une communauté de 4,7 millions de personnes en France seule et pas d'infrastructure pour se connecter.

Des talents partout. Un réseau nulle part.

J'ai aussi observé les attaques. Les campagnes de faux avis contre des restaurants algériens qui avaient mis des mois à construire leur réputation. Les algorithmes qui confondent algérien et marocain. Les artisans agressés dans les foires parisiennes pour avoir exposé leur culture. Une cuisine millénaire systématiquement mal référencée, confondue, effacée.

Et j'ai observé la réaction de la communauté face à tout ça : de l'indignation. Beaucoup d'indignation. Des commentaires, des hashtags, des posts partagés en masse.

Mais pas d'infrastructure pour transformer cette énergie en quelque chose de durable.

C'est là que j'ai compris ce qui manquait.

Partie 2 — Pourquoi un club de networking affinitaire et pas juste une app de plus

La question qu'on me pose le plus souvent : "Pourquoi pas une application ? Pourquoi pas un réseau social ? Pourquoi pas un annuaire ?"

La réponse est simple et elle vient de quinze ans de restauration.

Le repas ensemble change quelque chose que rien d'autre ne change.

J'ai vu des accords d'affaires se conclure autour d'une table que six mois de négociation par email n'avaient pas produits. J'ai vu des méfiances s'effacer entre deux personnes qui avaient partagé un plat. J'ai vu des amitiés durables naître entre des inconnus qui s'étaient assis ensemble par hasard lors d'un service complet.

La table crée de la confiance. La confiance crée du réseau. Le réseau crée des opportunités.

Une application crée du contact. Ce n'est pas la même chose.

J'aurais pu créer un LinkedIn algérien. Un Meetup communautaire. Un groupe Facebook modéré. Ces choses existent déjà, dans différentes formes, et elles ont leur utilité.

Ce que je voulais créer, c'était quelque chose de différent : un espace où des Algériens et des gens connectés à la culture algérienne comme moi pourraient se rencontrer vraiment. Pas scroller. Pas liker. Pas commenter. Se rencontrer.

Autour d'une table. Dans un restaurant algérien. Avec des gens choisis par algorithme pour des raisons précises. Dans un cadre modéré, où la qualité de l'expérience est protégée.

Et j'ai ajouté une dimension que je n'avais vue nulle part : la valorisation des restaurants algériens eux-mêmes.

Parce que je savais, par mon parcours, ce que représente l'effort d'un restaurateur. Ce que ça coûte d'ouvrir, de tenir, de cuisiner avec sincérité chaque jour. Et je savais que les restaurateurs algériens de Paris de partout méritaient mieux que des faux avis et des algorithmes qui ne les trouvaient pas.

Cercle DZ est né de cette double conviction : les gens de la diaspora méritent un vrai réseau, et les restaurants algériens méritent une vraie visibilité.

Les deux se nourrissent l'un l'autre. C'est le modèle.

Partie 3 — Ce que je veux construire avec la diaspora DZ

Laissez-moi être précis sur ce que Cercle DZ est et ce qu'il n'est pas.

Ce n'est pas un projet communautaire au sens associatif du terme. Je ne me présente pas comme le représentant de la diaspora algérienne. Je ne parle pas en son nom. Je n'ai pas de programme politique, pas d'agenda institutionnel, pas de position sur les affaires intérieures algériennes ou françaises.

Ce que je construis, c'est une infrastructure. Froide dans sa mécanique, chaude dans son intention.

À court terme connecter des membres de la diaspora algérienne en France autour de tables de matching affinitaire, dans des restaurants algériens partenaires sélectionnés. Créer des rencontres qui produisent des résultats concrets : des partenariats, des co-investissements, des recommandations, des amitiés, des projets.

Aujourd'hui : 198 membres, 84 inscrits aux Tables DZ, 102 restaurants référencés dans le monde, 15 pays représentés. Ce n'est pas un aboutissement. C'est une fondation.

À moyen terme déployer Cercle DZ dans toutes les grandes villes de la diaspora algérienne française et mondiale. Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Toulouse. Puis Bruxelles, Genève, Londres, Montréal, New York, Dubaï.

Qu'un membre Cercle DZ qui arrive dans n'importe quelle grande ville de la diaspora puisse activer le réseau local en quelques clics. Trouver un restaurant algérien vérifié. Rejoindre une table. Continuer à construire sans repartir de zéro.

À long terme faire de Cercle DZ le premier écosystème complet de la diaspora algérienne mondiale. Pas seulement un réseau de networking. Un annuaire mondial de restaurants algériens authentiques vérifiés. Une cartographie de 300+ associations algériennes dans le monde. Un espace d'investissement structuré avec Cercle DZ Capital. Un média qui documente et amplifie les histoires de la diaspora la série DZ Storytelling Talent.

Et peut-être le plus important : changer le récit.

La diaspora algérienne n'a pas besoin qu'on la découvre. Elle a besoin qu'on la voit telle qu'elle est puissante, diverse, formée, ambitieuse, fière. Pas réduite aux polémiques et aux stéréotypes qui dominent trop souvent les représentations médiatiques.

Je ne suis pas algérien. Mais j'ai des enfants qui le sont. Et pour eux pour tous les enfants de la diaspora qui grandissent entre deux cultures, qui cherchent des modèles, qui veulent construire quelque chose de grand je veux que l'infrastructure existe.

Qu'ils n'aient pas à repartir de zéro. Qu'ils trouvent le réseau, les adresses, les contacts, les histoires qui leur montrent que c'est possible.

C'est ça, Cercle DZ.

Marc Mauco Fondateur, Cercle DZ Paris, Mai 2026

Rejoindre Cercle DZ

Fondateur Marc Mauco

Plateforme app.cercle-dz.fr

Site cercle-dz.fr

Contact contact@cercle-dz.fr

Cercle DZ — La table qui rassemble la diaspora algérienne mondiale.

Fondé par Marc Mauco. Pour la diaspora DZ. Et pour tous ceux qui l'aiment. app.cercle-dz.fr

Marc MAUCO

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